Léon Pointu (1879-1942)
Grès de Puisaye : grès leon pointu

Fils du céramiste Jean Pointu, Léon vit le jour le 12 septembre 1879 à Fontainebleau ; ville où, à l’époque, son père avait un commerce de faïence décorée. Après des études et son service militaire, il rejoint son père à St Amand en Puisaye, installé dans ce village depuis 1906. Là, il suit un apprentissage dans l’atelier paternel où étaient employés un tourneur, une anseuse, un manœuvre et un apprenti. Léon Pointu travaille donc tout d’abord en compagnie de son père qui exerça sur son fils une forte influence et ceci jusqu’à son décès.

Ses premiers grès portent la signature « MAX » représentant ses premières velléités d’autonomie avant d’opter pour « Pointu fils » puis « L. Pointu ». Au début, ses pièces restent très proches de celles de son père, et puis, peu à peu il évoluera avec de nouvelles formes et surtout avec des tailles plus imposantes ainsi que l’ajout d’anses, absentes de la collection de Jean Pointu. Les grès sont tournés mais il innove en pratiquant également le moulage, notamment pour une production plus commerciale de services à thé, café, tabac… Il élabore des formes aux lignes simples, régulières mais assez massives ; s’éloignant nettement du japonisme cher aux céramistes de l’Ecole de Carriès.

Grès de Puisaye : deux grès leon pointu

Il prépare lui-même ses recettes d’émail, utilisant les matières premières de la maison L’ Hospied à Golf Juan. Il innove avec des contrastes plus heurtés ; des tons plus vifs (mauve, vert, bleu) que ceux de son père. Il utilisera moins les effets de flammé, en tout cas moins savants et moins complexes.

Dans les années trente, il reprend la technique développée par Lucien Bridoux à Bonny sur loire : Des coulures d’or ou de platine, réticulées ou ocellées sur fond d’émail foncé. En collaboration d’artistes, des décors géométriques à l’or seront exécutés dans un style Art Déco ; il réalisera également des commandes pour St Honoré les bains et les Grès du Morvan.

Grès de Puisaye : grès leon pointu signé max

Au début, la cuisson s’effectuera au bois dans un four moufle ; il utilisera ensuite un four rond à flamme renversée, alimenté au bois et charbon, aux résultats plus sûrs. Toutes ses cuissons seront précédées d’un dégourdi afin de faciliter la pose de l’émail.

Il commencera à exposer après la première guerre mondiale : En 1921 au sein du Groupe d’Emulation Artistique du Nivernais, ainsi qu’en 1923, 1925, 1927 et organisera une rétrospective du travail de son père Jean Pointu au Salon de 1928.

Après son décès survenu à St Amand le 30 Avril 1942, l’atelier est repris par son épouse Marie Bonnelie aidée de ses enfants, Geneviève et Michel. La production cessa lorsqu’ en 1947, son fils Michel créera sur le même lieu, dans des locaux agrandis, une entreprise imposante pour la fabrication de vaisselle et d’articles décoratifs.


Texte E. Nesly d'après L'Ecole de Carriès - L'art céramique à Saint-Amand, de Patricia Monjaret et Marc Ducret, et de La grande aventure des GRES FLAMMES de Marcel Poulet ; Photos Coll. particulière, toute reproduction est interdite sans autorisation de l'auteur.

Grès de Puisaye : grès leon pointu à l'étain

Grès de Puisaye : grès leon pointu à l'or

Grès de Puisaye : grès leon pointu à l'or    Grès de Puisaye : grès leon pointu - peau de serpent

Grès de Puisaye : grès leon pointu    Grès de Puisaye : grès leon pointu - champignion

Grès de Puisaye : grès leon pointu

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